Fédération PRG 77

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Jean Zay, né en 1904, est originaire d’Orléans. Il s’engage en politique dès ses études secondaires dans les jeunesses laïque et républicaines, avant de rejoindre le parti Radical-socialiste, à l’age de 21 ans. Il deviendra avocat à la sortie des ses études.

A l’age de 27 ans, il est élu député du Loiret. En 1936, il entrera au gouvernement, comme Sous-secraitre d’Etat à la Présidence du conseil, auprès d’Albert Sarraut. Après la victoire du Front populaire, réélu député, il sera nommé ministre de l’Education nationale et des Beaux-arts. Il le restera sous tous les gouvernements, jusqu’à la déclaration de guerre de septembre 39, devenant ainsi le ministre, ayant occupé ce poste, le plus longtemps, sous la 3eme République et l’un des plus prestigieux ministre du Front populaire.

A ce poste, son œuvre sera multiple et capitale. Il augmentera l’age de scolarité obligatoire à 14 ans, multipliera les bourses aux élèves du primaire. Il continuera par la limitation à 35 du nombre d’élèves par classe, la création de nombreuses classes, cantines ou encore de colonies de vacances. Il favorisera les classes de plein air et les sorties aux musées. Jean Zay lancera les idées de création de l’ENA et du CNRS. Ainsi, qu’en tant que ministre des beaux-arts, l’idée du festival de Cannes, qui ne verra le jour qu’à la sortie de la guerre.

Au gouvernement, Jean Zay sera l’un des plus actifs défenseurs de la cause républicaine espagnole et un opposant aux accord de Munich. A la mobilisation, il démissionne pour rejoindre une unité combattante, où son courage sera signalé par ses supérieurs.

En juin 40, il quitte son régiment pour Bordeaux, qu’il rejoint pour une session parlementaire. Là, il s’embarquera sur la Massilia, comme de Pierre Mendès-France, pour continuer la lutte et rejoindre, croit-il le gouvernement, en Afrique du nord. Le piège se referme sur lui, et sur les parlementaires favorables à la poursuite de la lutte. Il est arrêté à son arrivée au Maroc.

Pendant que les collaborationnistes déchaînent leur haine contre lui, réclamant sa mort, le gouvernement Pétain le fait condamner, pour désertion devant l’ennemi, par un tribunal militaire, à la déportation et à la dégradation militaire.

Enfermé à la prison de Riom, il peut recevoir sa famille et travailler aux réformes qu’il compte mettre en œuvre à la libération.

Il y restera jusqu’en juin 44, où prétextant un transfert à Melun, des miliciens viennent le chercher pour l’assassiner dans un bois de l’Allier. Son corps ne sera retrouvé que 2 ans plus tard par des chasseurs.

La cour d’appel de Riom, le réhabilitera, à titre posthume, en 1945. Le jugement de 1940 sera annulé par la cour qui constatera que le gouvernement Pétain avait voulu porter atteinte à un parlementaire aux opinions opposées et discréditer un homme à la haute autorité politique.

Christophe Francois - Président PRG77

publié dans : radical-de-gauche-77 par fédérationprg77
Dimanche 19 août 2007
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