
La Gauche moderne
Programme 2007/2012
à télécharger : PRG 2007
Les Radicaux de Gauche
au Conseil Régional
d'Ile-de-France
Publications :
Espace Militants 77
Cet espace est conçu pour les militant(e)s du PRG 77 afin d'y retrouver les décisions, compte-rendus d'AG et textes internes de la Fédération.
Edouard Herriot est le symbole du radicalisme républicain de la 3eme République.
Fils d’un officier d’infanterie, il prépare l’Ecole normale supérieure, grâce à une bourse. Il en sortira agrégé de lettres.
Sa carrière d’élu politique commence en 1904, avec son entrée au conseil municipal de Lyon, dont il deviendra Maire, l’année suivante, à 33 ans. Il le restera jusqu’en 1954. Seule l’occupation interrompra son mandat dans la capitale des Gaules.
Fervent républicain et humaniste, il fonde la section lyonnaise de la Ligue des Droits de l’Homme, au moment de l’affaire Dreyfus, dans laquelle il s’engage activement pour la défense du capitaine injustement accusé. Edouard Herriot est élu Sénateur du Rhône en 1912 et il occupera, pendant la première guerre mondiale, le poste de ministre des travaux publics, des transports et du ravitaillement.
Dans les années 20, il est l’un des principaux artisans de la création du Cartel des gauches, qui lui permettra de devenir, après la victoire de 1924, Président du Conseil. Le gouvernement Herriot rencontrera l’hostilité des milieux financiers et industriels face à sa politique économique de réduction de la dette, se qui entraînera sa chute. Et cléricaux, notamment dans sa volonté d’introduire les lois laïques en Alsace-Moselle ou dans celle de supprimer l’ambassade au Vatican.

Il sera le Président du Conseil qui reconnaîtra l’Union soviétique.
Dans les années 30, il jeta les bases d'une réflexion sur le principe de confédération européenne au travers de son livre " Europe ".
A la suite de la crise de février 1934, il participe à plusieurs gouvernements de droite, dans lesquels, il est la caution républicaine, alors que le parti Radical, en réaction à la menace fasciste, se dirige vers une alliance avec la SFIO et le PCF, le Front populaire. La nouvelle politique de son parti l’oblige à en quitter la présidence, en faveur d’Edouard Daladier.
Lors de la débâcle de juin 40, il soutient Paul Reynaud dans sa volonté de continuer la lutte outre-mer. Il s’abstient, en tant que Président de la Chambre des Députés, de voter les pleins pouvoirs au gouvernement Pétain. Pour protester contre l’attribution, en 1942, de la Légion d’honneur à des membres de la Légion des volontaires français contre le bolchevisme, il renvoie la sienne au Maréchal Pétain, ce qui lui vaudra d’être mis en résidence surveillée. En 1944, à la demande des collaborationnistes, il sera arrêté et déporté.
A son retour d’Allemagne, il retrouve la présidence de la Chambre et la mairie de Lyon.
Il sera élu à l'Académie française en 1947.
Edouard Herriot disparaît en 1957. Ses funérailles nationales auront lieu à Lyon, en présence du Président de la République, René Coty.
" Quand dans un Etat, vous ne percevez le bruit d'aucun conflit, vous pouvez être sûr que la liberté n'y est plus " Edouard Herriot
Christophe Francois - Président PRG77