
La Gauche moderne
Programme 2007/2012
à télécharger : PRG 2007
Les Radicaux de Gauche
au Conseil Régional
d'Ile-de-France
Publications :
Espace Militants 77
Cet espace est conçu pour les militant(e)s du PRG 77 afin d'y retrouver les décisions, compte-rendus d'AG et textes internes de la Fédération.
La Gauche a perdu pour la 3eme fois l’élection présidentielle. Avec elle, les Radicaux de Gauche, sa troisième composante en terme d’élus et de militants. Le PRG, médiatiquement moins exposé que son grand voisin socialiste, a, sans aucun doute, été le parti qui a le plus loyalement fait campagne pour la candidate du Rassemblement de la Gauche, Ségolène Royal. La campagne des Radicaux de Gauche ne s’est faite que dans un unique but. Faire gagner la Gauche, y compris malgré elle.
Le résultat a été, bien entendu, bien loin de nos espérances et la défaite plus cruelle encore pour les Radicaux de Gauche, qui ont sacrifié leur propre candidature, sur l’autel du rassemblement. Nous n’avions pas compris alors, qu’au Parti socialiste, les dés étaient pipés dés le départ.
Le PS entend être le leader de la Gauche, voire même son unique incarnation. C’est dans ce sens qu’il faut comprendre l’idée émise par François Hollande, de créer un grand parti de gauche intégré. Un parti qui rassemblerait, à la mode UMP, les Chevènementistes, qui sont sur le point de les rejoindre, les Verts, les Socialistes et les Radicaux de Gauche. Cette grande structure intégrée, qui ne serait, en fait, qu’un grand PS, réduirait au silence toute doctrine qui n’en serait pas issue.
Le Parti socialiste a pourtant fort à faire avec ses différents courants. Le PS hésite toujours entre deux grandes options idéologiques. Le socialisme de son aile gauche et la sociale démocratie de son aile droite.
Son aile gauche tente de résister dans une démarche anti-européenne et altermondialiste, alors que dans les faits, le PS est déjà un parti social démocrate, du moins en ce qui concerne son rapport au capitalisme et à l’économie de marché. Evidemment pas, dans le sens nordique du terme, un parti socialiste puissant, étroitement lié à un syndicalisme fort, et dans lequel, le monde ouvrier serait fortement représenté. Dans ce sens, on est très loin du compte.
Tant que le PS n’aura pas réglé sa crise identitaire, il n’aura pas de légitimité à promouvoir le projet d’une Gauche intégrée dans laquelle il assurerait le leadership.
Ce n’est dons pas cette voie que doivent suivre les Radicaux de Gauche.
Un choix récent a affirmé la volonté du PRG de poursuivre sa politique d’indépendance à gauche. De ne plus considérer l’alliance avec le PS comme l’unique source de ses relations politiques.
Ainsi, le PRG est désireux d’ouvrir des discussions avec le Parti Radical, membre associé de l’UMP, mais qui possède une histoire commune avec les Radicaux de Gauche.
Le Radicalisme est la doctrine qui au début du 20eme siècle a été à l’origine de la République moderne. Une République pacifiée.
Etonnamment modernes, les programmes radicaux des années 1900, ne perdent en rien de leur actualité.
Ainsi en 1907, les Radicaux proposaient la proportionnalité de la représentation du Sénat, le maintien intégral des lois de laïcité, l’extension des droits des femmes ou encore de ceux des salariés. Ils réclamaient la nationalisation des monopoles de fait, afin de protéger les travailleurs et les consommateurs et d’en soutirer des ressources financières afin de soulager les contribuables. Qui peut soutenir que ces mesures ne sont plus d’actualité, jusqu’à la dernière qui aurait pu concerner la récente privatisation des autoroutes.
Pour en avoir été moderne et progressiste bien avant les autres idéologies de gauche, le Radicalisme a toujours été traversé par deux antagonismes. Il y a toujours eu, au sein de ce parti, une aile modérée et une aile progressiste, des républicains conservateurs et des républicains avancés.
Aujourd’hui cette fracture, héritière du programme commun, est toujours d’actualité. D’un coté les Radicaux de Gauche, alliés les plus sûrs du Parti socialiste, et de l’autre les Radicaux, dits valoisiens, associés à l’UMP.
Ce que se proposent de faire les Radicaux de Gauche est de rapprocher les deux maisons radicales, par le dialogue, afin d’affirmer cette juste modernité de leur doctrine. Il n’est évidemment pas question pour l’heure de recréer un parti Radical unique, les positions des deux formations étant bien souvent antagonistes.
Le PRG ayant récemment réaffirmé son ancrage à gauche, après avoir été, comme déjà dit, le plus fidèle soutien politique à Ségolène Royal. Les Radicaux valoisiens ayant soutenu Nicolas Sarkozy.
De plus, les Radicaux de Gauche ont su repousser le démarchage soutenu du nouveau Président de la République, en direction de la Gauche, et auquel, à ce jour, seuls des membres parfois imminents du PS ont répondu. Sans doute, en mal des dorures de la République, dont leur parti les prive depuis si longtemps.
L’indépendance à gauche, c’est pour le PRG l’occasion de retrouver ses valeurs, son identité et le positionnement central que le Radicalisme doit occuper dans la politique française.
Et de revendiquer d’être le parti de la Gauche moderne et de la Gauche des libertés.
Christophe Francois - Président PRG77

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