
La Gauche moderne
Programme 2007/2012
à télécharger : PRG 2007
Les Radicaux de Gauche
au Conseil Régional
d'Ile-de-France
Publications :
Espace Militants 77
Cet espace est conçu pour les militant(e)s du PRG 77 afin d'y retrouver les décisions, compte-rendus d'AG et textes internes de la Fédération.
Malgré des sondages chaque jour plus complaisants, il en existe un qui n’a pas fait trop de bruit, c’est celui de BVA pour Métro et l’Express, de fin mars, qui indiquait que 52% des personnes interrogées ne souhaitaient pas la victoire de Nicolas Sarkozy.
Si le candidat UMP apparaît toujours comme le favori de la prochaine présidentielle, il ressort surtout qu’il fédère une masse grandissante de personnes pour lesquelles il représente un danger bien réel pour notre pays et son équilibre démocratique et social.
Des associations de défenses des droits de l’Homme aux chrétiens sociaux, en passant par ses proches voisins de la rue d’Enghien, le candidat UMP pose un véritable cas de conscience démocratique.
En premier lieu, sa vison communautaire de la France, basé sur une vision raciale et religieuse, où, comme le démontre ses accords avec l’UOIF (Union des Organisations Islamiques de France), il entend favoriser le morcellement des différentes composantes de la société française, dans un seul but clientéliste, au risque de créer des divisions profondes au sein de l’unité de la République.
Suivent les amitiés qui lient le leader de la Droite aux grands groupes de médias et de presse, comme Bouygues, Lagardère et Dassault. Ces liens qui mettent déjà à mal, le pluralisme démocratique au seins des médias, et qui serait encore affaibli par l’élection de Nicolas Sarkozy, qui mettrait ainsi la main sur l’audiovisuel public et dont les responsables ont déjà fait les frais des menaces de l’ex-ministre de l’intérieur, peuvent rappeler l’hégémonie médiatique dont jouissait Silvio Berlusconi en Italie et dont se réclame l’ami de Martin Bouygues et d’Arnaud Lagardère.
Mr Sarkozy est aussi l’héritier de la politique menée par Jacques Chirac. Mieux, il est solidaire des échecs des gouvernements Raffarin et Villepin, dont il fut le recordman de l’endettement public, comme ministre des Finances et le responsable des émeutes des quartiers en novembre 2005, après ses rhétoriques guerrières et insultantes envers leurs habitants. Quartiers dans lesquels il avait promis de se rendre de façon régulière mais qu’il n’a plus visité depuis. Devant sans doute considérer que la France était ailleurs.
Il ne s’est pas non plus opposé au projet de privatisation de GDF, à propos duquel, il avait donné sa parole que l’Etat ne se désengagerait pas à moins de 51%.
Ses prétendus désaccords sur la politique gouvernementale ne l’ont jamais amené à démissionner d’un gouvernement où il fut un ministre de lois « anti ». Cherchant à contrôler et à restreindre les libertés individuelles, à l’équivalence de son mentor américain , GW Bush. Nicolas Sarkozy n’a rien créé, il a interdit. Au risque de poser sur la France, une chape de plomb policière et réglementaire qui entraîne jour après jour la disparition du lien social qui unissait les citoyens de ce pays aux différentes force de l’ordre républicaines.
Il n’est donc pas le candidat de la rupture, mais simplement celui du libéralisme débridé de ces dernières années et des petits arrangements clientélistes des mandats Chirac.
La dernière, mais pas la moins dangereuse des facettes du candidat de l’UMP est la suivante.
Il est l’héritier d’une droite qui base sa quête du pouvoir, non pas sur l’adhésion à des convictions, mais sur le culte d’un Homme. Cette conception repousse bien loin les frontières démocratiques de la droite républicaine, pour y ajouter le vieil héritage d’une droite traditionaliste et nationale. Comme le prouvent les différents clins d’œil au FN, qu’il s’agisse de demander aux élus UMP de parrainer Jean-Marie Le Pen, de la reprise de la rhétorique frontiste « la France tu l’aimes ou tu la quittes » ou de créer un ministère de l’identité nationale. Jetant gravement, par la même occasion, le discrédit sur le soutien que lui apporte Simone Veil et démontrant ainsi le respect que lui inspire l’ancienne Présidente du Parlement européen.
Cette droite n’est pas simplement antisociale ou ultralibérale. Elle est plus que la droite façon MEDEF. Elle est antirépublicaine. Dans tout ce que la République englobe de valeurs d’universalité, de solidarité et d’égalité. La droite dont peut se réclamer Nicolas Sarkozy est nationale et traditionaliste.
Aux antipodes de Georges Mandel, dernier ministre de l’Intérieur de la 3eme république et grand républicain de droite, qui fut assassiné par la milice de Pétain. Et sur lequel Nicolas Sarkozy pour se dédouaner sans doute à un jour écrit un livre.
La France d’après, celle de Nicolas Sarkozy, sera bien loin des valeurs d’une France ouverte, universelle et sociale. Elle sera communautaire, traditionaliste et réglementaire.
C’est probablement la promesse de rupture que nous fait le candidat UMP depuis le lancement de sa campagne. Et avec lui, il est certain que ça deviendra possible.
Christophe Francois
Président PRG77
Aucun commentaire pour cet article