
La 5eme république agonise sous les coups que lui assène ceux qui se disent directement les héritiers du gaullisme.
Là ou il a fallu des guerres ou des coups d’état pour mettre fin aux constitutions précédentes,
la 5eme, la moins progressiste de toutes, pour sa part, aura été détruite durant le dernier mandat présidentiel, par la droite la plus conservatrice, détentrice de tous les pouvoirs institutionnels.
Ce mandat, commencé sur un malentendu, fini dans la confusion la plus totale, où les intérêts particuliers ont pris en otage l’Etat lui-même.
La fonction présidentielle n’échappe pas à cette destruction. La fonction suprême de notre République est plus que bafouée par l’actuel occupant de l’Elysée.
Le principe constitutionnel qui veut que le Président préside et que le Gouvernement gouverne, n’a jamais été respecté, sauf en période de cohabitation, tant qu’il est toujours apparu que le Président de la République, élu au suffrage universel direct, est le chef de la majorité. Ce qui a été accentué par le passage du mandat présidentiel à 5 ans et qui a entraîné la disparition de l’un des thèmes forts de la fonction, l’arbitrage.
Les Radicaux de gauche ont longtemps été opposés à cette dérive présidentielle inavouée. Très attachés au rôle du Parlement, ils ont toujours mis en garde contre la personnalisation du pourvoir exécutif. Les événements récents leur en donnent raison.
Cependant les Radicaux de gauche, reconnaissant que l’élection présidentielle, au suffrage universel direct, est un des actes primordiaux de la démocratie française, proposent dans l’optique d’une 6eme république, dont ils sont les précurseurs, de réformer notre démocratie.
En premier lieu, par la suppression du poste de 1er ministre en unifiant le pouvoir exécutif, tout en conservant l’élection du Président au suffrage universel direct, conjointement aux législatives.
Les Radicaux de gauche entendent supprimer les droits de dissolution et de censure, abroger le système des ordonnances et renforcer les droits du Parlement, notamment en le laissant maître de son ordre du jour et par la disparition de l’article 49.3.
Ils désirent aussi favoriser l’expression populaire en prévoyant un droit d’initiative législative citoyenne et un droit d’initiative référendaire. Les Radicaux de gauche prévoient aussi la saisine par les citoyens, du Conseil constitutionnel.
Ainsi réformée, notre démocratie permettra un retour une véritable expression populaire avec comme seule ambition : rééclairer la République.
Christophe Francois - Président PRG77
Aucun commentaire pour cet article