Programme du PRG

PRG :   Faire face ! 

Programme 2009/2012

(mis à débat interne)

à télécharger : PRG

 

Présentation

Rechercher

Mai 1958, la 4eme République est à bout de souffle. Elle a reconstruit la France d'après-guerre, subit la pression des premières années de la guerre froide et a dû affronter deux guerres coloniales, en Indochine, et depuis quelques années en Algérie.

Son régime parlementaire, décidé à la Libération, après le fascisme pétainiste, associé au scrutin proportionnel et à la multiplicité des partis charnières en font un exemple d'instabilité.

Mai 1958. Alger est en ébullition. A Paris, le gouvernement Pflimlin vient d'être investi. Les européens d'Algérie craignent que celui-ci entre en contact avec le FLN pour mettre fin à cette guerre qui ne dit pas son nom et dirige ainsi les départements algériens vers l'indépendance. Les émeutiers occupent le GG, gouvernorat général, aidés en celà par des militaires, ayant à leur tête les généraux Salan et Massu. Un Comité de Salut public est constitué, soutenu par les gaullistes, qui voient ici l'occasion de favoriser le retour au pouvoir de leur leader, le Général De Gaulle.

De son coté, ce dernier se dit ” prêt à assumer les pouvoirs de la République “.

Pour appuyer leur chantage, les militaires insurgés laissent filtrer des informations, laissant penser qu'ils sont prêts à poursuivre leur action putchiste jusqu'à Paris. Déjà, des parachustistes sont largués sur la Corse.

En métropole, le personnel politique est écartelé entre une volonté de faire appel à l'homme providentiel, qui attend à Colombey et ceux qui refusent, comme Mendes-France et Mitterrand, de livrer la République au Général, arrivant dans les valises de militaires félons.

René Coty, Président de la République, va mettre alors tout son poids politique dans la balance, afin de faire lever les derniers obstacles à l'arrivée au pouvoir de De Gaulle. Ce qui est fait le 1er juin. A cette date, la Chambres des Députés vote l'investiture du gouvernement gaulliste.

Charles de Gaulle va pouvoir s'employer à partir de ce moment à se faire rédiger une constitution sur mesure. Le dernier Président du Conseil de la IVeme République fera voter dès le 3 juin, les pleins pouvoirs et adopter une loi constitutionnelle, en dehors des règles régissant encore la République. Cette loi aménera à l'automne au projet de nouvelle constitution.

La 4eme était en mai 58, moribonde, et de toutes parts s'élevait la volonté de la réformer. Le parlementarisme poussé au paroxysme avait fini par la fragiliser et une solution devait sans aucun doute être trouvée pour pallier à cette situation, notamment par un renforcement de l'exécutif gouvernemental.

En juillet 40, la 3eme République avait rendu l'âme, sous la menace d'une armée étrangère, avec la complicité de milieux facistes français, civils et militaires.

La 4eme, elle agonise, une nouvelle fois sous la menace des baïonnettes. Mais, ce sont des militaires français, chargés de la défendre, qui les pointent. Dans le journal L'Humanité, on pourra lire que « La majorité de M. De Gaulle se compose de 100 députés et de 5.000 paras ».

Charles de Gaulle ne s'est pas compromis dans cette affaire, et il aura bientôt des difficultés avec ses alliés du moment. Mais son retour est immanquablement entaché par les actions anti-républicaines des généraux algérois et des réseaux gaullistes. La 5eme République s'inscrira dans cet héritage. Celui du ” coup d'état permanent “, formule qui contribuera à faire de François Mitterand, le 1er opposant à De Gaulle.

Plus que son texte, c'est son origine qui fait que cette constitution, aujourd'hui cinquentenaire, portera à jamais la marque des félons.

Christophe Francois
Texte issu du blog Radical et Libre

Publié dans : radical-de-gauche-77 - Par prg77
Dimanche 12 octobre 2008
- Ecrire un commentaire
Voir les 0 commentaires
Retour à l'accueil
Contact - C.G.U. - Signaler un abus